L’orque mâle Tilikum, star du documentaire Blackfish est décédé le 6 janvier 2017 suite à une maladie. Son histoire n’a pas été facile : presque toute sa vie, l’animal a vécu en captivité. D’un autre côté, il a également causé la mort de trois personnes.

Tilikum, en captivité pendant 34 ans

L’orque mâle Tilikum a vu le jour en 1981. Deux ans après, il fut capturé sur les côtes islandaises. Depuis, il a été tenu en captivité. C’est en 1992 qu’il est introduit au Sea World, un parc marin à Orlando, aux Etats-Unis. Il devient alors très vite une star et le parc en a fait son emblème. Jusqu’à sa mort à l’âge de 36 ans, Tilikum aura été privé de liberté et de sa famille. Sa principale activité : amuser les visiteurs du parc avec des spectacles et des acrobaties.

Un comportement agressif

Tilikum du film blackfishLe documentaire Blackfish a mis en avant les conditions de vies désastreuses des mammifères marins comme Tilikum. D’ailleurs, ce documentaire a tiré la sonnette d’alarme concernant la défense des cétacés, notamment ceux qui étaient retenus prisonniers dans de tels parcs marins. Selon le doc
umentaire, c’est l’isolement et la captivité de Tilikum qui en a fait un animal agressif. En effet, les orques sont connus pour leur caractère docile. Cependant, la captivité fait ressortir leur instinct de survie, les rendant incontrôlables parfois. Malheureusement, trois personnes ont perdu la vie tout au long de la captivité de Tilikum : Keltie Byrne en 1991, Daniel Dukes en 1999 mais aussi Dawn Brancheau en 2010. Rappelons que cette dernière n’était autre que sa dresseuse au parc Sea World. Dans certains documentaires comme L’orque Tueuse, Tilikum n’apparaît pas comme une victime mais comme un mammifère agressif et meurtrier.

Tilikum succombe à sa maladie

Le cétacé a été victime d’une bactérie incurable. En effet, les administrations d’antibiotiques semblaient être inefficaces. Résultats des comptes : il présente une grave infection des poumons en mars 2016. Ses soigneurs étaient préoccupés, tant la pathologie affaiblissait l’animal. Deux mois plus tard, Tilikum semblait en meilleure forme : il se remettait à jouer et à nager dans son bassin. Mais quelques mois après, la maladie reprend le dessus et Tilikum a succombé. Le cétacé a d’ailleurs subi une nécropsie : les chercheurs veulent déterminer avec précision ce qui a causé la mort de l’animal.

L’histoire de Tilikum est matière à réflexion

Tragique en tous points : voilà ce qu’on peut retenir sur l’histoire de Tilikum. D’après les scientifiques, le comportement agressif de Tilikum est dû à sa captivité. Des pétitions ont été signées afin de le remettre en liberté mais en vain, Sea World n’a pas voulu relâcher sa poule aux œufs d’or. Maintenant que le cétacé est décédé, il est maintenant temps de se tourner vers la défense des autres mammifères marins qui subissent le même sort. D’ailleurs, il faut savoir que 54% des orques au sein de Sea World sont encore des descendants de Tilikum, issus de diverses inséminations artificielles. Ces orques sont elles destinées à subir le même sort que Tilikum ? Et qu’en est-il des autres mammifères marins qui sont également en captivité dans d’autres parcs marins ? Les associations de défense des animaux mènent aujourd’hui un combat acharné contre les dirigeants de ces parcs, notamment par rapport aux conditions de vie des cétacés au milieu de ce business florissant.

 

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