La Suisse et la France disposent chacun de leur propre système d’assurance maladie. Les deux diffèrent tant sur leur mode de fonctionnement que sur leur coût.

L’assurance maladie suisse

Toute personne résidant en Suisse ou y travaillant temporairement ou à long terme est obligée de souscrire à une assurance maladie de base LAMal. Cela est valable tant pour les étrangers disposant d’un permis de travail de plus de trois mois sur le territoire suisse que pour ceux n’y travaillant pas, mais y habitant. Il en est de même pour les membres de leurs familles se trouvant également en Suisse.

L’assurance maladie suisse couvre les traitements effectués et les médicaments prescrits par les médecins ou les dépenses relatives à une hospitalisation en division commune. Il en est de même pour les frais de soins en maternité ou d’autres prestations médicales comme les vaccins, soins à domicile etc. Par contre, les frais de traitements dentaires n’y sont pas inclus au même titre que les soins d’optiques, très rarement remboursés, pour la prise en charge de ces soins, il faut souscrire une assurance complémentaire. Quel que soit le montant des primes (montant à payer par mois à l’assureur choisi) ou la caisse d’assurance maladie à laquelle l’assuré souscrit, les couvertures proposées sont les mêmes, raison pour laquelle il faut opter pour celle ayant les primes les moins élevées.

L’assurance maladie française

En France, l’assurance maladie fait partie des 4 branches de la sécurité sociale. Elle se compose de 3 principaux régimes dont le régime général, le régime agricole et le régime social des indépendants. D’autres régimes spéciaux existent aussi, mais ils sont minoritaires. Le premier réuni donc 4 Français sur 5 et est géré par l’assurance maladie, le second par la caisse centrale de la MSA ou Mutualité Sociale Agricole et couvrant les exploitants et employés agricoles. Le dernier assure enfin les professions libérales comme les artisans, commerçants, industriels et autres.

L’assurance maladie française prend en charge en partie les consultations médicales, les hospitalisations, les médicaments, les soins dentaires, les lunettes et lentilles, etc. Le remboursement à 100 % concerne en outre la femme enceinte ou l’affectation de longue durée ou l’ALD. Quant aux cotisations à cette assurance maladie française, la plus grande partie est à la charge de l’employeur, leur montant dépendant de celui du salaire de l’employé. La part de l’employeur se situe donc à 12,89% de ces cotisations tandis que celle du salarié, à 0, 75 % seulement pour le régime général. Au cas où celui-ci est assuré au régime local, la part salariale est de 2%. Pour en savoir plus sur les taux et plafonds de cotisations à la sécurité sociale, faites un tour .

Les différences entre les deux systèmes

La principale différence entre les deux systèmes est la suivante : le paiement de la prime d’assurance incombe entièrement à l’assuré pour le cas de la Suisse. Celui-ci varie aussi selon la formule choisie, le type de couverture souhaité, l’âge de l’assuré et sa commune d’habitation. L’assurance maladie de la Suisse est donc plus onéreuse que celle de la France. Au cas où vous avez plusieurs enfants à assurer auprès de la même caisse d’assurance maladie suisse, la franchise annuelle maximum à payer serait de 700 francs pour tous les enfants. Pour les adultes, celle-ci varie de 500 à 2 500 francs suisses. Une quote-part de 10 % des frais remboursés doit également être payée par l’assurée.

 

 

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